Le lest ou bulbe avec son poids, généralement en plomb sur nos modèles, permet d’abaisser le Centre de Gravité (CG) du bateau et par conséquence contraster la poussée du vent sur les voiles.
Sans ce poids, le bateau resterait couché sur l’eau sans avancer.
Le bulbe est donc une pièce maîtresse du Système Voilier.
Les caractéristiques qui déterminent un bulbe sont : le poids et la forme.
Le bulbe, qui est continuellement immergé, doit présenter une résistance à l’avancement la plus faible possible.
Les lois de l’Aérodynamique nous proposent des Coefficients de Résistance (Cr) pour différentes formes, la Fig. 35 montre que la forme du fuseau est celle qui a le Cr le plus bas. Cette forme est effectivement la forme le plus souvent utilisée pour les bulbes ou le rapport d’allongement se situe entre 4 et 6.
Selon P. Gutelle le rapport idéal longueur/largeur qui présente la traînée mineure se trouve autour de 4,5.
Ceci dit, beaucoup d’argent est dépensé pour la recherche de la forme ‘idéale’, souvent les poissons comme les dauphins et les requins sont source d’inspiration. Les bateaux qui participent à la Coupe d’Amérique sont actuellement équipés de bulbes ayant des formes diverses et en plus ils ont des ailettes très variées comme les dérives des poissons, signe que la recherche continue. Ce type de recherche on la retrouve à moindre coût appliqué sur nos modèles et je dirais même que dans le passé, certains bateaux grandeur nature, ont copié les solutions adoptées sur les maquettes de voiliers.
Actuellement dans le monde du Modélisme Naval existent deux écoles : celle qui a choisi le bulbe gros et court (Fig. 36) et celle qui préfère un bulbe fin et long (Fig. 37).

Fig. 36

Fig. 37
On notera que, à parité de volume/poids de 3.2 Kg, la surface est passée de 289 cm² à 344 cm² avec une augmentation de +19% au niveau du bulbe qui se traduit ensuite par une augmentation de 1.8 % au niveau de la surface mouillée totale (voir Annexe 1).
On devra aussi tenir compte que l’effet de ‘torsion’ sera majeur sur un bulbe long et que la rigidité de la dérive devra le compenser, à défaut, on risque d’avoir un bulbe qui entrera en oscillation à chaque sollicitation extérieure (virages fréquents, eau agité, etc.) et qui augmentera la traînée avec une conséquente perte de vitesse.














