Ceci est un vaste sujet à débattre sans fin. Plusieurs excellents articles traitant le sujet et appliqués au modélisme naval d’une façon complète, sont référencés dans la Bibliographie.
Comme pour les ailes d’avions, sont disponibles beaucoup de profils tels que les Eppler, Zelig et NACA , à la seule différence que ceux utilisés pour les bateaux ont tous un profil symétrique biconvexe.
A titre d’exemple voir les NACA à quatre digits comme les NACA 0006, 0009, 0012.
Pour déterminer le meilleur profil il faudrait, soit faire des essais logiciels, soit faire un nombre infini de tests pratiques. Il faut analyser les caractéristiques de Portance et de Traînée de la dérive.
La Traînée est une force freinante et parallèle à la direction du flux du fluide, la Portance est une force perpendiculaire au flux et à la dérive qui permet au bateau de remonter au vent. Le Safran permet de gouverner la direction du bateau.
Voici un tableau parmi d’autres qui donnent les caractéristiques dimensionnelles des profils NACA.

Fig. 42
Un exemple de traçage de profil :

Fig. 43
La dérive, pour créer une portance, doit entrer en mouvement et avoir une certaine incidence limitée à quelques degrés. Une incidence trop importante augmente le frottement très rapidement et produit le décrochage de la couche limite. Selon les études de Pollock en 1988, il est possible de conclure que, pour les allures de près, il serait mieux d’utiliser des profils pas trop épais autour de 8% de la corde, tandis que 12% serait plus adapté aux bateaux lents et aux safrans.

Fig. 44
Dans les appendices il y a aussi le facteur allongement qui présente des bénéfices et des pertes.
Une dérive, à parité de surface, avec un fort allongement présente une portance accrue vers l’extrémité basse et de ce fait augmente la tendance à la gîte du bateau.
Des extrémités avec des angles trop carrées génèrent des tourbillons dans les coins, pour cela une forme elliptique serait meilleure, malheureusement seul le safran peut éventuellement en profiter, la dérive assurant la liaison avec le lest.
La forme d’une nageoire dorsale d’un requin est idéale mais l’animal contrôle aussi sa souplesse pour compenser les variations de pression. On a « suggéré » de compenser les différentes pressions et portances le long de la dérive, en utilisant des profils minces dans la partie supérieure avec tous ce que cela comporte, et progressivement d’appliquer des profils épais vers la partie inférieure.
A mon avis, ce serait une bonne occasion pour intégrer une partie du lest et réduire ainsi la taille du bulbe. Cette solution, déjà utilisée par l’auteur, a permis de gagner 7.5 % sur la surface mouillée des appendices.

Fig. 45

Fig. 46














