Le Mât ne présente pas seulement des aspects négatifs mais permet aussi de modifier les voiles et les adapter aux besoins de la navigation. La forme des voiles peut donc, dans certaines limites, être changée par le réglage du mât. La Grand-voile est la voile qui profite le mieux, celle-ci étant très sensible au cintrage du mât qui modifie principalement la forme et la position du creux.
On assume que le centrage latéral du mât fait partie des réglages des Haubanages et Barres de Flèche
, tandis que le réglage dans l’axe du bateau est une composante variable qui sert à la bonne marche du bateau.
Une inclinaison du mât vers l’avant déplacera aussi le CV et le bateau deviendra « Mou », au contraire le bateau sera « Ardent » avec un mât incliné vers la poupe. On appelle cette opération « donner de la Quête ».
Les changements opérés sur le mât influencent aussi l’équilibre longitudinal du bateau, au départ on choisira de donner de la « Quête » vers l’arrière entre 1° et 3 °.
Les deux éléments de contrôle du mât sont en principe l’ Etai et le Pataras
. Sur les grands voiliers, il y a d’autres systèmes comme les Bastaques
qui demandent toujours l’intervention de l’équipage à chaque changement de bord.


Fig. 54 & Fig. 55
Pour obtenir un bon réglage, la Grand-Voile et le Foc doivent posséder une certaine courbure sur les guindants (Fig. 54 & Fig. 55), convexe sur la Grand-Voile et concave sur le Foc.

Fig. 56
Sur nos modèles, augmentant la tension du pataras on change le cintrage du mât qui à son tour, modifie la tension de l’étai, mais surtout réduit le creux de la Grand-Voile qui se déplace vers la chute. Ceci est dû au fait que la distance entre le guindant et la chute augmente et par conséquence la courbe est plus tendue et longue.
Ceci n’est pas le seul effet, le Dévers de la Grand-Voile change aussi dû au fait que la flexion du mât raccourci la distance entre le sommet et le point d’écoute favorisant ainsi la déformation de la partie haute de la voile sous la poussée du vent :

Fig. 57














