L’eau qui s’écoule le long des bords du bateau semble s’éloigner en allant vers la poupe . Un film d’eau très fin de quelques dixièmes de millimètre, invisible à l’oeil, voyage à la même vitesse que le bateau à cause de son adhérence moléculaire. Les couches d’eau plus éloignées glissent les unes à côté des autres, à des vitesses de plus en plus faibles pour devenir totalement insensibles au passage du bateau.
L’ensemble des couches très proches de la surface du bateau est appelé Couche Limite (Fig. 12). C’est bien à l’intérieur de cette couche limite que se développent les forces qui génèrent la résistance de frottement.

Fig. 12
La vitesse développée par les Modèles réduits des Voiliers est bien supérieure à celle développée par leurs grands frères. Des vitesses relatives Vr de 1.2 et plus, ne sont pas rares, cependant en pratique la plupart du temps les Modèles navigueront à des vitesses bien inférieures entre Vr = 1 et Vr = 0.5.
La Résistance due à la Friction est presque 90% de la Résistance Totale à Vr = 0.5 (Fig. 15).
Sur nos maquettes inférieures à 2.20m, voyageant à Vr= 0.5, la couche limite est probablement très fine qu’on peut considérer que le régime turbulent n’est pas mesurable et que le Flux sera entièrement laminaire.
Le flux laminaire dépendra donc de l’état de surface qui devra être extrêmement lisse, de la faible vitesse, et de la forme de carène qui aura une surface mouillée (carène plus appendices ) la plus réduite possible.
Quelques rugosités à titre indicatif :
- Gelcoat lustré : 0.2 microns
- Peinture au pistolet : 5 microns
- Peinture au pinceau : 20 microns
- Tôle rouillée : 250 microns
- Ciment : 1000 microns
- Carène très sale : 5000 microns














